Chère lectrice, cher lecteur,
Ça y est, la canicule est là. Et durant ces fortes chaleurs, il faut bien que l’on trouve comment manger frais et bon.
En plus, bien sûr, j’ai moins de force pour faire mes exercices physiques, et je n’ai pas envie de cuisiner longtemps...
C’est l’occasion de préparer quelques petites recettes légères et faciles !
Or il y a deux jours, nous avons été reçus par notre voisine et amie Esther, qui est réellement une experte en cuisine.
Et malgré la chaleur presque insoutenable, elle a réussi à nous donner quelques idées merveilleuses, qui correspondaient exactement à ce que nous attendions : elles étaient légères et très faciles à faire.
Depuis, ma chère et tendre compagne les a ajoutées à notre menu - et moi de même car, croyez-le ou non, j’aime beaucoup mettre la main à la pâte.
Voici donc trois recettes parfaitement de saison, et qui ne nécessiteront pas beaucoup d’effort de votre part, ni en cuisine, ni pour les déguster !
Les concombres n’ont pas livré tous leurs secrets !
Alors, cette recette peut se concocter de diverses manières, et peu importe celle que vous préférez, l’essentiel est que vous trouviez votre interprétation.
La recette initiale comporte une certaine dose de sucre (150 grammes), ce qui paraît conséquent, mais est vite dilué à mesure que le plat se partage. L’entrée est fraîche et douce et facile à manger - même pour les enfants !
Personnellement, comme j’ai décidé d’un régime sans sucre, je peux facilement manger mes concombres au vinaigre directement, sans recette particulière. Mais je dois reconnaître que la recette de ma femme est bien meilleure !
L’idée est de prendre trois bocaux hermétiques façon "terrine", 700 grammes de concombre (3 beaux spécimens).
Dans les bocaux, vous répartissez l’équivalent d’une cuillère à café de grains de moutarde, et de la même quantité de poivre.
Ensuite, dans une casserole, vous portez à ébullition 50 grammes de vinaigre blanc avec 3 cuillères à café de sucre et autant de sel.
Dans les bocaux, vous mettez les concombres coupés (je préfère en lamelles, mais vous pouvez privilégier des morceaux plus conséquents) que vous immergez dans le vinaigre cuit.
Vous conservez les bocaux quelques jours au réfrigérateur, mais le mieux est de les garder une dizaine de jours. Ensuite, vous pouvez les ouvrir !
Vous m’en direz des nouvelles...
Non seulement le concombre est particulièrement rafraîchissant, mais il est très peu calorique — la recette vous donnera un peu plus d’énergie, à coup sûr.
Surtout, il est riche en vitamine C, en magnésium, manganèse, et en vitamine K, laquelle est essentielle pour absorber le calcium et la vitamine D que vous produisez avec une exposition (modérée) au soleil.
Cela se marie plutôt bien avec la recette suivante !
La salade incontournable de l’été...
La salade de fenouil, c’est fantastique ! Pour cela, il vous suffit de prendre 400 grammes d’un beau fenouil (ou de deux ou trois plus petits), et de commencer à la détailler.
Ensuite, couper un oignon nouveau, que vous mélangez dans le saladier, avec à votre convenance un peu sel (ou pas du tout).
Un beau brin de persil fait toute la différence, ainsi qu’un demi-citron et du poivre de bonne qualité.
L’huile d’olive joue également un rôle important ici, d’autant qu’elle est riche en vitamine E, elle aussi incontournable pour rester en bonne santé.
Hélas, l’huile d’olive peut être très calorique. Pour ma part, je me contente de 3 cuillères à soupe d’huile, certains vont jusqu’à 5, dans leur grande générosité.
Si je dois dire ici un mot sur cet ingrédient qui n’est rien d’autre qu’un cadeau divin de la nature, prenez toujours une huile d’olive vierge, pressée à froid, extra-vierge, si possible bio.
L’important, avec l’huile d’olive, c’est qu’elle ne soit pas d’origine UE ou pire, d’ailleurs. Il faut qu’elle soit produite en Italie, ou en France, ou en Grèce, à la limite qu’elle vienne d’Espagne.
Si la provenance n’est pas indiquée d’un seul pays, cela signifie qu’elle résulte du mélange de plusieurs huiles, et que celles-ci ne sont pas les meilleures, ni les mieux conservées.
Certaines régions, comme le Péloponnèse, en Grèce, ou le Latium (Lazio), en Italie, sont réputées pour leurs huiles, et parfois ont même l’équivalent d’un label AOP.
N’hésitez donc pas à vous procurer cette qualité d’huile en particulier !
Du parmesan ou pas ?
Deux petites touches finales peuvent grandement améliorer cette salade. La première, ce sont les pignons. Faites revenir 50 grammes de ces adorables graines dans un peu d’huile pour les raffermir.
Pour ma part, je ne peux que vous conseiller de ne pas les griller, mais certains ne jurent que par cela ! Rappelez-vous que la réaction de Maillard, ou caramélisation, n’est pas le mieux pour votre santé !
Enfin, les plus gourmands rajouteront du très bon parmesan sur cette petite salade improvisée. Là-dessus, il y a 3 écoles.
La première considère que le parmesan est un fromage très acidifiant et le bannit de toute alimentation. C’est un choix qui n’est pas gourmand, mais qui est (probablement) le plus sain...
Pour les deux autres écoles, vous verrez vous opposer les partisans du Grana Padano et du Parmigiano Reggiano. Le premier est plus jeune, le second l’est moins, et suit un protocole un peu plus rigoureux.
Chacun a ses qualités gustatives propres et la teneur en sel et en caséine qui va avec. Sachant qu’un fromage plus frais a plus de caséine et moins de sel, donc il est un peu moins digeste et un plus facile à manger.
Le Parmigiano Reggiano est très acidifiant pour l’équilibre acido-basique, donc je ne le recommande qu’en petites quantités. Le Grana Padano, a priori, l’est moins...
Cependant, si vous voulez un fromage au goût très proche du parmesan et qui n’est pas du tout acidifiant, privilégiez le pécorino, mais attention ! Ne le prenez ni trop frais (pas assez goûtu), ni trop mûr (trop salé...).
Vous aurez dans tous les cas une bien belle salade !
La rhubarbe sans les soucis !
La rhubarbe, comme le fenouil et les concombres, est fort riche en vitamine K. Mais en plus, la rhubarbe contient du calcium pour renforcer vos os plus que jamais ! C’est la combinaison parfaite pour vos promenades du soir...
Le mieux est de faire réduire la rhubarbe jusqu’à ce qu’elle forme une compote ou compotée. Si vous n’en avez jamais mangé, c’est un dessert des plus fameux !
Le seul problème de ce dessert est que, là aussi, il est en général sucré. Donc cela dépend de votre dépendance et de votre régime.
Il vous suffit de prendre 200 grammes de rhubarbe (l’équivalent de 5 tiges), de la couper en cube et de la mettre à bouillir. Ne mettez surtout pas les feuilles avec, elles sont toxiques à ingérer.
Dans la casserole, mettez une gousse de vanille (sans les graines) ainsi que deux cuillères à soupe de sucre. Il vous suffit de mélanger régulièrement pour éviter que cela boue.
5 minutes suffisent pour que cela commence à ramollir, mais si vous voulez vraiment une compotée très molle, vous pouvez laisser 20 à 30 minutes. Veillez à ce que cela ne brûle pas !
Il existe aussi une recette de la compote de rhubarbe sans sucre. Pour cela, mettez à la place du sucre une demi-cuillère à café de bicarbonate de soude.
Cependant, vous devez faire attention : il faut que votre préparation ait un peu refroidi avant, car si vous ajoutez le bicarbonate quand ça bout encore, ça va mousser énormément, et le résultat final risque de ne pas vous convenir.
La rhubarbe a de sacrées vertus nutritionnelles, mais il ne faut pas en abuser non plus ! Car elle contient des oxalates qui, ingérés en excès, peuvent favoriser les calculs rénaux...
Toutefois, une petite compote de temps en temps saura régaler vos papilles !
Dr. Thierry Schmitz