Se rendre au contenu

Calculs rénaux : comment les soulager naturellement ?

Conseils pour soulager les calculs rénaux naturellement

Les calculs rénaux, également appelés lithiases urinaires ou coliques néphrétiques, touchent environ 10 à 12% de la population au cours de la vie. 

Celles et ceux qui y ont déjà été confrontés savent à quel point la douleur peut être intense. Lorsqu’un calcul se déplace dans l’uretère, la crise peut provoquer une douleur violente irradiant du dos vers l’abdomen ou l’aine, parfois accompagnée de nausées, de vomissements et de sueurs froides.

Au-delà de l’épisode douloureux, les calculs rénaux constituent aussi un problème de santé à ne pas négliger. Sans mesures préventives adaptées, ils ont tendance à récidiver. 

Heureusement, l’hygiène de vie, l’alimentation et certaines solutions naturelles peuvent contribuer à réduire leur formation et à soutenir le fonctionnement rénal.

Calculs rénaux : comprendre les symptômes

La présence d’un calcul dans le rein peut rester longtemps silencieuse. Les symptômes apparaissent généralement lorsque le calcul migre vers l’uretère et bloque partiellement l’écoulement de l’urine.

Les manifestations les plus fréquentes sont :

  • Douleurs lombaires intenses irradiant vers l’abdomen ou l’aine.
  • Colique néphrétique avec spasmes très douloureux.
  • Présence de sang dans les urines.
  • Infections urinaires répétées.
  • Difficulté ou blocage de l’écoulement urinaire.
  • Dilatation des reins liée à l’accumulation d’urine.

Ces symptômes peuvent également s’accompagner de nausées, de vomissements ou d’un malaise général lors des crises les plus aiguës.

Quels sont les différents types de calculs rénaux ?

Les calculs rénaux se forment lorsque certaines substances présentes dans l’urine cristallisent et s’accumulent. Plusieurs types existent, chacun ayant des causes spécifiques.

Les calculs d’oxalate de calcium

Les calculs d’oxalate de calcium sont les plus fréquents. Ils représentent environ 75 à 80% des cas et sont souvent liés à un excès d’oxalate dans l’urine, à une hydratation insuffisante ou à un apport alimentaire en calcium mal équilibré.

Les calculs de phosphate de calcium

Les calculs de phosphate de calcium apparaissent généralement lorsque l’urine est trop alcaline. Ils peuvent également être favorisés par certaines infections urinaires ou par un excès de calcium éliminé dans l’urine.

Les calculs d’acide urique

Les calculs d’acide urique sont associés à une urine trop acide et à une alimentation riche en purines, notamment les viandes rouges, les abats ou certains fruits de mer.

Les calculs de struvite

Les calculs de struvite surviennent souvent à la suite d’infections urinaires provoquées par des bactéries capables de modifier le pH de l’urine.

Les calculs de cystine

Enfin, les calculs de cystine sont beaucoup plus rares et d’origine génétique. Ils résultent d’un trouble du métabolisme de certains acides aminés.

Les facteurs qui favorisent les calculs rénaux

Homme en chemise blanche et cravate et pantalon bleu qui se tient les reins avec douleur rouge en s'appuyant sur un bureau blanc

Plusieurs éléments peuvent augmenter le risque de développer une lithiase urinaire.

Les personnes ayant déjà souffert de calculs rénaux présentent un risque important de récidive : environ 15% dans l’année qui suit et près de 50% dans les dix ans.

Les antécédents familiaux jouent également un rôle. Le risque est environ 2,5 fois plus élevé lorsque des membres de la famille ont déjà présenté des calculs rénaux.

Une faible consommation de liquide constitue l’un des facteurs majeurs. Lorsque l’urine est trop concentrée, les minéraux cristallisent plus facilement.

Certaines maladies métaboliques, comme le diabète, l’obésité, l’hypertension ou la goutte, peuvent également favoriser la formation de calculs.

Enfin, un pH urinaire trop acide favorise particulièrement la formation de calculs d’acide urique.

Que faire en cas de crise de colique néphrétique ?

Lors d’une crise aiguë, la priorité reste la prise en charge médicale. Les douleurs peuvent être extrêmement intenses et nécessiter un traitement antalgique adapté.

Dans ce contexte, l’utilisation de plantes diurétiques est généralement déconseillée, car elles peuvent augmenter la pression dans les voies urinaires. Certaines approches naturelles peuvent toutefois aider à soulager la douleur en complément.

La chaleur est souvent bénéfique. Un bain chaud ou l’application d’une bouillotte sur la zone lombaire peut contribuer à détendre les muscles de l’uretère et à réduire les spasmes.

L’aromathérapie peut également être utilisée ponctuellement. L’huile essentielle de basilic tropical est reconnue pour ses propriétés antispasmodiques et peut être diluée dans une huile végétale avant un massage doux au niveau des reins.

Une synergie d’huiles essentielles peut également être utilisée pour accompagner les épisodes douloureux :

  • 30 gouttes d’huile essentielle de mandarine verte.
  • 30 gouttes d’huile essentielle de basilic tropical.
  • 30 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang.
  • 10 ml d’huile végétale de calophylle inophyle.

Application : masser doucement la zone lombaire avec environ 5 gouttes du mélange, jusqu’à cinq jours maximum.

Les plantes qui soutiennent l’élimination des calculs rénaux

En dehors des crises aiguës, certaines plantes médicinales sont traditionnellement utilisées pour soutenir le fonctionnement des reins et favoriser l’élimination des dépôts minéraux.

Le pissenlit est connu pour ses propriétés diurétiques et dépuratives. En stimulant la production d’urine, il aide l’organisme à éliminer les déchets métaboliques et à limiter l’accumulation de minéraux.

La prêle possède également une action diurétique intéressante. Elle contribue à augmenter le volume d’urine et à soutenir l’élimination des substances susceptibles de cristalliser.

L’orthosiphon, parfois appelé thé de Java, est particulièrement utilisé dans les troubles urinaires. Cette plante est réputée pour ses propriétés diurétiques et pour son action sur la prévention des calculs rénaux.

Ces plantes sont généralement consommées sous forme d’infusions ou de compléments alimentaires dans le cadre d’une approche de prévention.

Les bons réflexes pour prévenir les calculs rénaux

La prévention repose avant tout sur l’hygiène de vie. Une hydratation suffisante reste la mesure la plus importante. Boire environ deux à trois litres d’eau par jour permet de diluer l’urine et de limiter la cristallisation des minéraux.

L’alimentation joue également un rôle clé. Réduire la consommation d’aliments très riches en oxalates, comme les épinards, les betteraves ou certains fruits à coque, peut être utile pour les personnes sujettes aux calculs d’oxalate de calcium.

À l’inverse, un apport suffisant en calcium alimentaire pendant les repas aide à fixer les oxalates dans l’intestin et à réduire leur absorption.

Le citron constitue aussi un allié intéressant. Riche en citrate, il contribue à limiter la formation des calculs en empêchant le calcium de cristalliser. Boire régulièrement de l’eau citronnée peut ainsi participer à la prévention.

Enfin, l’activité physique régulière favorise une bonne circulation sanguine et contribue à maintenir l’équilibre métabolique. Marche, natation ou yoga sont particulièrement recommandés pour soutenir la santé rénale sur le long terme.

Adopter une approche globale pour protéger ses reins

Les calculs rénaux résultent souvent d’un ensemble de facteurs : hydratation insuffisante, déséquilibres alimentaires, troubles métaboliques ou infections urinaires. Agir sur ces différents leviers permet de réduire significativement le risque de récidive.

En combinant une hydratation adaptée, une alimentation équilibrée et l’utilisation raisonnée de plantes médicinales, il est possible de soutenir naturellement le bon fonctionnement des reins et de limiter la formation de nouveaux calculs.

Calculs rénaux : comment les soulager naturellement ?
Dr. Schmitz 12 mars 2026
Archiver
Ils ont réussi à tuer le secret médical